≡ Ce en quoi je crois
Mon engagement politique : liberté et responsabilité
Ce sont les deux valeurs que je considère comme fondatrices de notre société, l’une et l’autre sont à mon sens indissociables : on ne peut être libre sans être responsable, on ne peut être responsable sans liberté.
L’irresponsabilité créé l’injustice. L’injustice créé la colère de ceux qui se donnent du mal pour respecter les règles du jeu de la vie en communauté alors que d’autres s’en passent. Le « vivre ensemble » ne peut être possible qu’avec le respect de ce principe de responsabilité.
Responsabilité et liberté sont sœurs, elles sont aussi mères de citoyenneté, d’éducation, de justice, de développement durable…
Plus largement encore, je suis partisan d’une intervention de l’Etat limitée en France. Il doit intervenir pour réparer les injustices créées par le non respect de ces règles du jeu. Lorsque je regarde le nombre de domaines dans lesquels l’Etat ou les collectivités territoriales interviennent, je me pose souvent la question de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une société d’individus totalement dépendants du « système ».
Les pouvoirs publics interviennent pour tout et partout, dans tous les domaines de notre vie. Qui parle d’intervention, parle aussi de dépenses. Et l’augmentation de ces dépenses de l’Etat a créé la dette abyssale qui est la nôtre. La dette d’aujourd’hui, ce sont les impôts de demain. La génération de nos parents aura pu profiter toute sa vie de l’interventionnisme de l’Etat alors que la nôtre, celle des jeunes de mon âge, elle n’aura peut être pas droit à une retraite décente. En cela, je pense que nos responsables politiques, de François Mittérand à Jacques Chirac ont manqué de courage et surtout n’ont pas fait preuve de responsabilité. Le temps des économies doit venir et ce que je ne veux pas, c’est que ce soit le fameux « Français moyen » qui pâtisse de cette situation.
En tant que jeune, je pense que la responsabilité prépare à la citoyenneté. En tant qu’ancien scout, j’appréciais particulièrement la confiance qui était donnée à des gamins, qui a à peine 16 ans, étaient responsables d’une patrouille de six ou sept garçons pendant tout un week-end. Chacun, dans ce groupe, avait une responsabilité bien précise : du secouriste au cuisinier, en passant par l’orienteur ou le reporter.
Chacun de nos choix, dans nos vies quotidiennes, implique des conséquences non seulement pour nous, mais aussi pour les autres. Etre responsable, c’est assumer ses actes. A un moment donné, en 1968, certains ont voulu croire que la liberté seule pouvait apporter le bonheur. Faire ce que je veux, quand je veux, c’est possible ; mais seul, et sur une île déserte. Dès le moment où nous sommes deux, ce n’est plus qu’une utopie. La responsabilité passe par tellement de choses simples, parfois négligées : ne pas jeter de détritus par la fenêtre, se retenir de fumer à côté d’un non-fumeur
Parler de responsabilité plutôt que de s’en servir d’accroche dans un discours sans développer sa pensée, c’est placer la barre assez haute. En fait, c’est simplement proposer un idéal de vie. J’aimerai, plutôt que d’annoncer sans cesse de nouvelles mesures censées révolutionner la France, que nos responsables politiques nous parlent aussi parfois d’idéaux, de leur société idéale, quelle qu’elle soit. Qu’ils ne se contentent pas de nous parler uniquement de la magnificence de la solidarité, de la beauté de la lutte contre le racisme ou de la paix dans le monde mais réellement, s’engagent sur une vision de la France de demain. Qu’ils proposent, chacun, un chemin à suivre. L’homme libre choisira. Je pense qu’une société est aussi faite de leaders et que parfois, c’est aussi à eux de proposer ce chemin à suivre, d’élever le débat à l’essentiel : où allons nous, et par quels moyens ?
Quel doit être l’élu de demain ? Il doit servir, proposer un idéal, être franc et honnête, « ne pas hésiter à sortir du politiquement correct »
Un des premiers mots de mon maire, Guy Le Doeuff, à l’égard de ses futurs conseillers municipaux était : « Il faut servir la politique, et non pas se servir de la politique ». C’est profondément ma conception de l’engagement politique, couplée à celle du respect et de l’amour des gens.
A mon sens, il n’y a qu’une seule manière de réconcilier les Français avec la politique, c’est de remettre la morale au centre de la politique et de faire de l’élu un exemple à suivre. Il est important de rappeler à quel point l’engagement de si nombreux élus locaux est remarquable, et je pense en particulier aux maires des petites communes.
Au jour où j’écris ces lignes, je repense à une discussion que j’ai eu très récemment, à l’occasion d’un repas de famille et où malheureusement, une fois de plus, quelqu’un m’expliquait à quel point il était « dégoûté » des hommes politiques dans leur ensemble. Et de me citer les nombreuses « affaires » passées et présentes. Sans tomber dans la démagogie et sous-estimer la pression qui est celle des élus, comment ne pas comprendre ces gens, ou tout au moins, ignorer leurs remarques. Elles sont révélatrices d’une pensée commune, d’une critique partagée. Ce que je souhaite, c’est que la nouvelle génération puisse changer tout ça, c’est que nous redonnions à la politique ses lettres de noblesse. Il faut repartir de zéro, et pour le faire, je suis partisan d’ouvrir un grand débat national sur le statut de l’élu et le cumul des mandats. Je suis convaincu que ré-intéresser les Français au débat public passe par là. Quelques hommes politiques ont entaché la réputation de tous les autres en enfreignant la loi et en tirant bénéfice du « système ». La seule solution pour repartir de zéro, le point de départ d’un tel débat serait de dire : faisons le ménage, en commençant par décider de l’inéligibilité à vie de tous les élus ayant déjà été condamné par la justice. Il ne s’agit pas d’une double peine, cela peut prendre la forme, très simplement de la signature par les partis politiques d’« une charte d’irréprochabilité » : l’engagement d’écarter ceux qui ont trahi leurs administrés. Que ce soit à l’UMP ou au Parti Socialiste, je suis persuadé que les talents sont assez nombreux pour remplacer ceux qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas dignes de confiance.
Les partis politiques, de droite comme de gauche, ont leur responsabilité puisqu’ils donnent leur investiture à ces candidats. Je pense qu’au-delà du dynamisme de Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle de 2007, les Français ont été touchés par ce qu’il apportait de nouveau à la politique, par le fait qu’il s’engage clairement sur un programme, qu’il incarne une franchise. Pour ma part, c’est ce qui m’a convaincu de m’engager.
Je pense aussi que les élus ont le devoir de proposer un modèle de société à leurs concitoyens, quel qu’il soit.
Défendre les intérêts de la « France silencieuse »
Pas assez pauvre pour percevoir une quelconque aide de l’état, mais assez riche pour payer de nombreux impôts.
J’ai bien conscience qu’être élu, c’est représenter l’ensemble de la population d’un territoire, quel que soit son milieu social, ses croyances et son origine, dans le but de servir l’intérêt commun. C’est un idéal vers lequel je tends. Pour autant, mon parcours personnel, tout comme mes rencontres, m’ont conduit à porter cette volonté d’être un des portes parole des « silencieux ».
Qui sont ces Français ? Ceux qui ne manifestent pas, travaillent dur, n’ont jamais été demander quoi que ce soit à leurs élus, payent leurs impôts mais veillent chaque mois à leurs dépenses, comptent plus sur eux-mêmes que sur l »état pour avancer dans la vie mais n’hésitent à faire preuve de solidarité envers les autres.
On parle beaucoup d’égalité des chances ou de discrimination positive mais la réalité, c’est que le chemin d’accès des classes moyennes à l’ascenseur social est barré pour la majorité de ses enfants.
Dans le même temps, c’est aussi cette même classe moyenne qui subit l’augmentation constante des prélèvements obligatoires qui n’ont jamais été aussi élevés dans notre pays. D’où la naissance d’un sentiment d’abandon, de frustration, parfois alimenté par l’impression que les élus sont déconnectés de leur réalité.
Alors oui, si j’ai la chance de représenter un jour les habitants d’un territoire, je ne serai pas l’élu d’une seule partie de la population bien sûr, mais je me battrai pour défendre les intérêts de ceux qui ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy en 2007. de ceux qui sont touchés quand on leur parle de respect, de travail, d’amour de leur pays, qui ne se sentent pas représentés par certains responsables syndicaux qui n’ont d’autres propositions que l’opposition systématique ou de ces élus embourgeoisés qui parlent de transports en commun sans jamais avoir vécu la galère quotidienne, ceux qui se battent au bout de trois semaines pour ne pas épuiser leurs retraites mensuelles et qu’on laisse dans la solitude , ceux qu’on a fini par oublier parce qu’ils n’ont jamais manifesté ou brûlé des voitures pour exprimer leur mécontentement. Ceux qu’on appelle traditionnellement les Français moyens.
L’amour de mon pays
Pas de grande phrase ou de longs discours. Une réalité. J’aime la France, pour son histoire et les grands personnages qui ont façonné son âme, pour sa géographie, son terroir, pour sa tradition d’accueil, pour ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité, pour son caractère fier et déterminé. La France, au fil des siècles, a toujours su garder sa grande et su se relever quand elle était au plus bas.
Comme beaucoup de Français, j’aime entendre le chant des partisans aux cérémonies de commémoration ou chanter la Marseillaise lors des rassemblements. Je suis aussi le premier à râler contre ces sportifs, footballeurs et autres, qui ne font même pas l’effort de représenter dignement notre pays en chantant l’hymne national.
La France nous a beaucoup donné et continue à le faire. A nous de savoir le lui rendre.





