Bientôt une avancée dans la lutte contre la prostitution
A mon sens, payer pour consommer le corps d’une personne relève d’un acte immoral. Dans la plupart des cas, il s’agit ni plus ni moins d’alimenter le trafic des êtres humains et les profits de réseaux mafieux.
Aux adeptes du relativisme ou à ceux qui reconnaissent la prostitution comme un « travail » au même titre qu’un autre – au prétexte que pour certaines femmes (ou hommes) vendre son corps relèverait d’un acte volontaire-, je leur demande de réfléchir à leur réaction s’il découvrait leur mère, leur femme, leur soeur, ou leur amie, au bord du trottoir ou à louer sur un site Internet. Qui a fait le rêve quand il était enfant de devenir prostitué ?
Je pense que le respect de l’être humain commence par l’indignation face à des situations inacceptables : la prostitution en est une. Mais à l’indignation doit succéder l’action.
C’est pourquoi, je tenais à souligner une avancée qui va peut être prochainement avoir lieu grâce au travail de deux députés en mission parlementaire : la systématisation des sanctions des « clients » par des amendes.
Voici ce qu’explique un article du Figaro.fr mis en ligne tout à l’heure :
La mission d’information de l’Assemblée sur la prostitution réfléchit à la création d’amendes pour les clients de prostituées afin de leur faire prendre conscience qu’ils « encouragent la traite des personnes », a déclaré aujourd’hui sa présidente, Danielle Bousquet (PS).
Créée en juin dernier, cette mission, dont le rapporteur est Guy Geoffroy (UMP), a quasiment achevé ses travaux. Après de nombreuses auditions et des déplacements à l’étranger (Belgique, Pays-Bas, Suède et prochainement Espagne), ses membres doivent encore rencontrer les ministres Roselyne Bachelot (Solidarités), Michel Mercier (Justice) et Brice Hortefeux (Intérieur).
La mission remettra début avril son rapport qui doit déboucher sur une proposition de loi commune PS-UMP. « Il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre Guy Geoffroy et moi sur les objectifs », confie Danielle Bousquet, qui craint toutefois que leur texte ne puisse être voté avant les échéances de 2012.
« Ce sont les clients qui sont à l’origine du système prostitutionnel. Ils le perpétuent, ils en sont co-responsables. Il faut donc leur dire: A chaque fois que vous payez une femme ou un homme, vous encouragez la traite des personnes, la commercialisation des corps et les profits des proxénètes et des mafias, qui s’élèvent à des milliards d’euros. On estime que ces profits sont équivalents à ceux issus du trafic d’armes dans le monde », souligne l’élue des Côtes-d’Armor.
« Il faut donc éduquer les jeunes à l’idée qu’on n’achète pas le corps de quelqu’un d’autre, responsabiliser le client en mettant des amendes », à l’instar de ce qui se pratique en Suède depuis dix ans, ajoute Danielle Bousquet.La mission d’information de l’Assemblée sur la prostitution réfléchit à la création d’amendes pour les clients de prostituées afin de leur faire prendre conscience qu’ils « encouragent la traite des personnes », a déclaré aujourd’hui sa présidente, Danielle Bousquet (PS).
Créée en juin dernier, cette mission, dont le rapporteur est Guy Geoffroy (UMP), a quasiment achevé ses travaux. Après de nombreuses auditions et des déplacements à l’étranger (Belgique, Pays-Bas, Suède et prochainement Espagne), ses membres doivent encore rencontrer les ministres Roselyne Bachelot (Solidarités), Michel Mercier (Justice) et Brice Hortefeux (Intérieur).
La mission remettra début avril son rapport qui doit déboucher sur une proposition de loi commune PS-UMP. « Il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre Guy Geoffroy et moi sur les objectifs », confie Danielle Bousquet, qui craint toutefois que leur texte ne puisse être voté avant les échéances de 2012.
« Ce sont les clients qui sont à l’origine du système prostitutionnel. Ils le perpétuent, ils en sont co-responsables. Il faut donc leur dire: A chaque fois que vous payez une femme ou un homme, vous encouragez la traite des personnes, la commercialisation des corps et les profits des proxénètes et des mafias, qui s’élèvent à des milliards d’euros. On estime que ces profits sont équivalents à ceux issus du trafic d’armes dans le monde », souligne l’élue des Côtes-d’Armor.
« Il faut donc éduquer les jeunes à l’idée qu’on n’achète pas le corps de quelqu’un d’autre, responsabiliser le client en mettant des amendes », à l’instar de ce qui se pratique en Suède depuis dix ans, ajoute Danielle Bousquet.


chouchou
février 09, 2011Vous êtes complétement déconnecté de la réalité avec des proposition de loi sur tout . La liberté à été acquise en 1789 souvenez vous en.
Pour la prostitution chasser plutôt les « mac »
Olivier Rioult
février 10, 2011Bonjour,
Peut être avons nous une vision différente de la réalité.
Affirmer comme je le fais que la prostitution s’apparente à de l’esclavage ou
penser qu’il est immoral pour des « clients » de profiter de la faiblesse de ces femmes n’a rien de « déconnecté ».
La liberté est un droit fondamental dont chacun doit pouvoir bénéficier. Et c’est justement parce que chacun a le droit d’en bénéficier qu’il faut se poser cette question : les êtres humains qui vendent leurs corps sont ils libres ?
La ou je suis d’accord avec une de vos affirmations, c’est lorsque vous dites qu’il faut lutter contre les proxénètes. C’est malgré tout ce qui est déjà fait puisqu’ils sont des criminels et qu’un arsenal juridique existe déjà.
Je ne pense pas que la « libre » sollicitation d’une prostituée est une liberté à laquelle avait pensé les rédacteurs des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Naemia
février 21, 2011Bonjour,
Je suis entièrement d’accord, on parle de libre disposition du corps alors qu’il est fréquemment « occupé » par une multitude d’autres. Peut-on vraiment parler de liberté à disposer de son corps lorsqu’on en fait son fonds de commerce?
Et comment peut-on limiter l’activité prostitutionnelle à la location de son corps, en sachant pertinemment que ce qui implique le corps, implique la personne dans sa globalité (il faut dépasser la froide distinction corps/esprit de Descartes).
De plus on parle de choix alors qu’il s’agit pour la majorité des cas de situations d’extrême précarité qui conduisent de fait à l’activité prostitutionnelle et/ou de « desaffiliation sociale », l’un menant facilement à l’autre.
Quant au choix du client, c’est également une utopie car dans un milieu de concurrence entre prostituées quand le besoin financier est omniprésent et le pas vers la prostitution franchi, il n’est plus vraiment question de choix mais de routine et de compétition pour récupérer suffisamment d’argent et se mettre à l’abri du besoin.
La seule personne libre dans le système prostitutionnel est le client à qui la société reconnait de fait la suprématie de ses « besoins » sexuels qui sont d’ailleurs normalisés et naturalisés, sur le destin de personnes très souvent en situation de précarité. Pour une personne qui se prostitue librement et sciemment doit-on occulter les dix autres qui y sont contraintes d’une manière ou d’une autre?
JeanL
mars 19, 2011Il y a des covoiturages entre amis qui s’organisent toutes les semaines vers les clubs à filles de belgique, des pays bas, d’Allemagne qui ont la réputation d’être très accueillant et peu chers. Faciles à trouver sur internet, ca ne touche pas que les frontaliers, c’est aussi les parisiens (2h de la belgique). Allez vous créer un délit de présumé client des filles aux ex frontières? (L’équipe de france de foot jouera difficilement à l’avenir). Allez vous demander aux polices étrangères d’aider à poursuivre les clients francais? Et pour celui qui a un peu d’argent, style chef d’entreprise, qui fait venir sa travel companion pour le we depuis la tchèquie pour 2000e (les annonces de telles prestations sont sur internet) allez vous créer un délit un délit de présumée pute au vu de toute blonde 90 60 90 style mannequin atterrissant par RyanAir? Et pour les députés européens francais, allez vous poursuivre spécifiquement ceux qui à bruxelles font appel aux filles dont les annonces disent explicitement : à côté de la commission européenne? Vouloir se lancer dans une prohibition d’une activité que tous nos voisins jugent normale parait contraire au sens commun. Cela ne va faire que développer les mafias et les rackets ici, et faire sortir plus d’argent de france.
Héloïse
mars 30, 2011Merci pour votre positionnement affirmé.
Le droit d’acheter ou louer une personne n’a jamais été une liberté, contrairement à ce que semble suggèrer le premier commentaire, c’est une violence.
Nat
mai 10, 2011La ou je suis d accord avec une de vos affirmations, c’est lorsque vous dites qu’il faut lutter contre les proxénètes. C est malgré tout ce qui est déjà fait puisqu ils sont des criminels et qu un arsenal juridique existe déjà.
Vincent
juin 21, 2011Franchement, cela ressemble à un discours de bien pensant manichéen, plutôt qu’à un discours de raison en prise avec la réalité de notre société.