Etat civil ou état d’esprit ?

Samedi matin, je distribuais avec des jeunes de l’UMP de Vitry-sur-Seine, Caroline et Dave, des tracts présentant les propositions de Valérie Pécresse pour l’Ile-de-France au marché de Vitry.


La distribution et les discussions avec les gens se sont particulièrement bien passées. Seul point noir au tableau : dans la matinée, un homme d’une cinquantaine d’années, qui partageait des opinions différentes des nôtres, s’en ait pris verbalement à moi. A sons sens, mon âge ne me permettait pas de lui répondre et d’avoir des opinions politiques, même lorsqu’il a commencé à se répandre en insultes diverses… Etant jeune donc, mais respectueux, je me suis contenté de lui dire que son agressivité ne pouvait que décrédibiliser les opinions qu’il avait à partager. Pourtant, ses propos sur ma jeunesse et les jeunes en général, sont révélateurs d’un état d’esprit qu’il n’est sans doute pas le seul à partager.


Je ne fais pas du jeunisme un combat politique, et je suis d’ailleurs révolté contre ceux qui font de leur jeunesse le seul argument pour être regardés ou placés, contribuant ainsi à faire de la place des jeunes en politique un simple argument d’affichage électoral. Mon avis correspond exactement à celui que je porte sur la discrimination positive, la politique des quotas, et se rapproche de celui sur la parité : je suis contre tout type de choix à l’état civil. On ne juge pas quelqu’un sur la forme, mais sur le fond, sur un mélange d’envie, de dynamisme et de compétences. Un état d’esprit.


Et ce bon état d’esprit, on peut aussi bien l’avoir à 60 ans qu’à 20 ans. Je connais des jeunes qui à 20 ans s’engagent sans idées à la conquête de titres et font au final de la politique de la même manière que leurs aînés. Ils n’apporteront en conséquence rien aux autres, aux gens qu’ils seront censés représenter et défendre, qui ont pourtant une exigence d’irréprochabilité de leurs élus très poussée. A l’inverse, un jeune de 20 ans n’est pas nécessairement un ignare qui ne connaît rien de la vie. Son envie, sa volonté de faire avancer les choses, ses idées pourraient être des moteurs à l’avancement de grands projets politiques.


Pour ne pas trop m’étendre, je pense que quelles que soient les situations, dans le monde du travail, celui de la politique ou encore des associations, ceux qui décident gagneraient à prendre des risques en faisant le choix de la confiance en l’état d’esprit plutôt que celui de l’état civil.


olivier rioult marche-vitrysurseine

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