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La famille : mon thème favori pour 2010 !

Traditionnellement, Noël et la fin d’année sont des moments privilégiés pour se retrouver avec ceux qu’on aime : les membres de sa famille.famille
De tout temps, la famille a gardé non seulement une place essentielle dans le cœur des gens, mais est aussi restée la cellule fondamentale au bon fonctionnement de notre société : celle qui à la fois éduque aux notions et règles élémentaires de la vie en communauté et apporte les valeurs essentielles que sont l’amour et le partage.


Ce que je souhaiterai pour 2010, c’est que le thème de la famille puisse prendre toute sa place dans le débat médiatique au travers de la définition que les partis et responsables politiques s’en font et des valeurs qu’ils lui attachent.
Je trouve dommage que le débat sur la famille se limite trop souvent à un pour ou contre l’adoption par des couples homosexuels, la description de cas de divorces, le bien-fondé de sanctions financières contre les parents dont les enfants sèchent les cours ou sont délinquants, ou encore l’explication du mode de fonctionnement des familles recomposées.

Pourquoi définir un modèle de la famille ?
Ma conviction profonde est que nous vivons dans un pays de liberté qui n’a pas vocation à imposer aux gens la manière dont ils doivent vivre mais à leur proposer ces chemins de vie, particulièrement à ceux d’entre nous qui sont les plus démunis en termes d’éducation et de socialisation.

Sans pour autant ignorer ou mésestimer les formes dérivées d’une famille, la France, compte tenu à la fois de son histoire et de son état présent, doit défendre un modèle familial.

Pourquoi ? Parce que la famille est la première cellule de socialisation, la première composante de la société française, la première éducatrice de nos enfants au « vivre ensemble ». Que l’Etat s’engage à défendre le modèle qui lui semble le mieux à même d’éduquer les bons citoyens de demain, je pense que c’est une bonne chose.


La France le fait-elle déjà ?
Oui, sur un plan légal puisque le mariage civil unit un homme et une femme ayant vocation à avoir des enfants. La France interdit aussi la polygamie. En fait, sur le papier, elle défend le modèle de la famille dite « traditionnelle » : père-mère-enfants.
Pas assez, sur un plan politique, car par la voix de élus, ce modèle est régulièrement remis en question, notamment concernant l’adoption par des couples de même sexe.


Que défendent les mouvements politiques ?
A gauche, Ségolène Royal propose une évolution du modèle en vigueur. Elle défendait le mariage et l’adoption par des couples homosexuels lors de la campagne présidentielle de 2007.
A droite, Nicolas Sarkozy s’est dit attaché au modèle familial père-mère-enfants, contre l’adoption par des couples homosexuels et a proposé le contrat d’union civile, assimilable en tout point au mariage.


Le modèle familial que je défends
« Le mariage s’impose comme la célébration de l’amour fidèle qui scelle un engagement indissoluble » : c’est une partie de la définition du mariage qu’on trouve sur un site gouvernemental.

Parce que la famille réunit l’homme et la femme, à la fois égaux, complémentaires, et exemples dans la construction de l’identité des enfants, je suis fermement attaché au modèle de la famille composée d’un père, d’une mère et d’enfants.

La famille est le socle de notre société. Une famille unie et attentive donnera les clés de la réussite à la construction de bons citoyens au travers de l’apprentissage de l’amour, du partage, de l’engagement, du respect de l’autre.
On constate qu’une grande partie des maux qui font les titres des actualités a pour origine un déficit d’équilibre familial.


Pour aller plus loin, je pense par exemple qu’un divorce est un évènement grave dans une famille, qu’il produit nécessairement des troubles dans la vie d’un couple mais surtout dans celle des enfants.
Je pense que notre société ne fait actuellement pas le nécessaire pour préparer les jeunes couples au mariage, que le divorce est trop souvent l’issue fataliste d’une société qui a fait de la consommation sa nouvelle idole à tel point qu’elle en est devenue un mode de vie nécessaire jusqu’à donner l’illusion à certains qu’on pouvait aller jusqu’à se consommer les uns les autres : je prends, j’utilise, je me lasse, je jette.


Bien sur, divorcer ne veut pas dire nécessairement échouer dans l’éducation des enfants. Volontairement, mes propos peuvent paraître violents, particulièrement pour ceux de mes aînés qui me liront et se diront que je n’ai pas l’expérience de la vie pour parler ainsi. Pourtant, à mon niveau, je ne peux que constater les ravages de « la consommation des hommes par les hommes », quantifiée par l’important nombre de divorces et symbolisée par la peur de plus en plus vive de l’engagement : ces familles éclatées, qui ne vont, non pas « fabriquer » de mauvais citoyens, mais certainement fragiliser l’équilibre de leurs enfants et quelque part remettre en question les chances d’un épanouissement idéal.

On a voulu faire passer devant l’argument économique au travers des nouveaux débats sur le PACS, le mariage, au travers de l’égalité des droits des uns et des autres.

Mais la France, ou plutôt l’Etat français a oublié l’essentiel : la famille, et donc le mariage, ce n’est pas simplement une affaire d’argent, mais bien celle du tracé de la route du bonheur, que le même Etat a le devoir de protéger pour ceux dont il a la charge.


Olivier Rioult | Catégorie: ... au quotidien, ... sur les débats qui me passionnent | Tags:

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