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La Majorité présidentielle fin prête pour la campagne régionale dans le Val-de-Marne

⊆ 6 février par Olivier Rioult | ˜ Aucun commentaire »

Ca y est, la campagne régionale de la Majorité présidentielle a été officiellement lancée dans le Val-de-Marne. C’est au Moulin Brûlé de Maisons-Alfort que plus de 1300 personnes ont accueilli ce jeudi 4 février Valérie Pécresse, Christine Lagarde et Michèle Alliot-Marie lors d’une réunion publique.


Un moment un peu spécial pour beaucoup d’entre nous, et en particulier les Jeunes de l’UMP du Val-de-Marne, puisque cette élection, nous la préparons depuis près d’un an. Nous lancions alors l’opération « Cap sur l’Ile-de-France », un temps de sensibilisation et de réflexion sur les missions du Conseil régional, duquel aura mûri le cahier blanc des 35 propositions pour le Val-de-Marne et surtout une ligne politique mettant en avant la responsabilité de la région en matière de finances publiques, et donc du contribuable francilien.

Pour ma part, j’ai l’honneur de faire partie de la liste des 26 représentants de la Majorité présidentielle du Val-de-Marne. Marie-Eve Berchery, qui était mon adjointe lorsque j’étais responsable des Jeunes de l’UMP 94 y figure à mes côtés. Même si nos places sont celles de la fin de liste et ne reflètent pas la volonté de promouvoir un travail de réflexion sur le projet et la défense d’une ligne politique claire, je suis fier de pouvoir représenter à la fois la jeunesse du Val-de-Marne et les Jeunes de l’UMP qui donnent leur énergie intellectuelle et militante, pour la plupart d’entre eux de manière totalement désintéressée.



Alors que le Parti Socialiste et les sondeurs voient déjà la victoire de la gauche gravée dans le marbre, il semble que le matraquage médiatique n’est pas parvenu a entamé l’enthousiasme de ceux qui ont décidé de soutenir Valérie Pécresse. La dernière fois que j’avais vu autant de personnes rassemblées au Moulin Brûlé, c’était en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy y avait tenu une réunion publique pour sa campagne présidentielle. De bon augure pour la suite !


Les intervenants, en premier lieu Valérie Pécresse et Laurent Lafon, ont égrainé les points forts de notre programme tout au long de la soirée.
S’il ne fallait retenir que quatre points simples et forts de notre projet, ce serait nos engagements :
- à lancer un plan révolutionnaire pour les transports (c’est la région qui est responsable des transports en commun. Pour prendre comme des milliers de val-de-marnais le RER A chaque jour, je ne peux que constater que la situation ne fait qu’empirer année après année)
- à sécuriser à la fois les lycées et les transports en commun
- à ne pas augmenter les impôts (la gauche les a augmenté de 46% en 6 ans)
- à tenir chacune des promesses de campagne, contrairement à Jean-Paul Huchon, qui en 12 ans de gestion n’est pas parvenu à tenir (70% de ses promesses de campagne – lire l’article de 20 minutes (malgré tout incomplet.)

Pour aller plus loin :

Le projet de Valérie Pécresse et son équipe pour l’Ile-de-France

La dépêche AFP suite au meeting du Val-de-Marne

La fin d’un scrutin qui n’a pas de sens…

Il y aura je l’espère plus d’une satisfaction à tirer à l’issue de ce scrutin régional, mais d’ores et déjà, il y en a une que je tiens à souligner puisqu’elle est inévitable grâce à la réforme des collectivités territoriales : c’est la dernière élection régionale qui proposera aux électeurs de voter pour des listes départementales.


Hé oui, mes propos peuvent surprendre, mais je le dis avec beaucoup de facilité et de franchise puisque j’ai la chance de figurer sur la liste de la Majorité présidentielle du Val-de-Marne. Pour avoir regarder, de près ou de loin les « castings » de 2004 et 2010, à droite comme à gauche, les regrets, les batailles, les retournements de dernière minute, puis l’exercice de leur mandat par certains élus au Conseil régional lorsque j’y travaillais, j’en tire la conclusion que la méthode de ce scrutin est insensée, d’un point de vue démocratique. A l’échelle d’un département, les électeurs ne savent même pas pour qui ils votent et surtout, les Conseillers régionaux ne savent pas réellement à qui ils doivent rendre des comptes alors qu’ils sont considérés comme « élus locaux ».


Sans plus entrer dans les détails, le mérite défendu par l’Union pour un Mouvement Populaire à laquelle j’appartiens, trouve toute sa raison dans une campagne menée par une personne clairement identifiée par les électeurs sur un territoire donné : le scrutin uninominal direct. Grâce à la réforme territoriale, nous nous rapprocherons de cet idéal. J’espère seulement que le projet qui visait à ajouter une part de proportionnelle ne se concrétisera pas…

Bref, j’en arrête là avec ces histoires de liste qui finalement ne passionnent certainement que ceux qui le vivent de l’intérieur ! Quoi qu’il en soit, il y aurait de quoi écrire un bouquin…



… et peut être un jour une vie politique rationalisée

Pour terminer, comme je l’ai déjà exprimé à plusieurs reprises, je continue à penser que le sens de l’histoire nous emmène vers la rationalisation de la vie politique qui passera nécessairement à la fois par une diminution du nombre d’élus et une amélioration de leur statut, en contrepartie de quoi, des règles impartiales garantiront leur irréprochabilité. Je pense que nous nous dirigerons inévitablement vers la règle du mandat unique. Une prochaine fois, j’écrirai sur ce sujet qui me passionne !


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Intervenir moins pour gagner plus

⊆ 26 janvier par Olivier Rioult | ˜ Aucun commentaire »

impotsAu-delà du simple slogan, il y a une réalité : parce que les régions françaises et en particulier l’Ile-de-France s’imaginent en « contre pouvoir » à Nicolas Sarkozy, la multiplication de leurs interventions, c’est-à-dire de leurs dépenses, a conduit à un gaspillage sans nom dont les principales victimes sont les contribuables.


4,655 milliards. C’est en euros le résultat logique de cet « interventionnisme aigu » en Ile-de-France. Ce chiffre démesuré, c’est celui d’un budget qui chaque année, augmente davantage.
Un budget dont les recettes sont, bien entendu, le fruit des impôts des Franciliens.


La pression fiscale a explosé depuis 2004 dans notre région. De 165,09 euros par ménage de recettes fiscales perçues par le Conseil régional en 2004, nous sommes passés à 468,14 euros en 2009, soit une hausse de 183%.


Certains, sceptiques, me répondront que l’Etat n’a pas assuré la compensation des charges qu’il a transférées aux collectivités. Même si le Conseil d’Etat affirme le contraire, je ne rentrerai pas dans ce débat stérile qui consiste à regarder le passé sans préparer l’avenir.


Car oui, c’est d’avenir que nous devons parler d’ici à la mi-mars. Les candidats aux régionales ont le devoir de présenter clairement ce qu’ils comptent faire des finances de la collectivité dont ils prendront la tête à l’issue de cette élection régionale.
Valérie Pécresse a réaffirmé sa volonté de ne pas augmenter les impôts pendant toute la durée de son mandat. Que disent Cécile Duflot ou Jean-Paul Huchon ? Rien. Parce que leur bilan et surtout leur attachement à une idéologie qui prône l’augmentation des impôts en dépit du bon sens les poussent à persévérer dans ce matraquage fiscal du francilien moyen.


Depuis plus de trois ans, depuis que j’ai découvert et appris le mode de fonctionnement de nos collectivités, j’ai la conviction qu’un budget d’une telle ampleur doit cesser d’augmenter d’année en année.
L’engagement de ne pas augmenter les impôts et les taxes est essentiel. La réduction d’une année sur l’autre du budget régional est indispensable. La particularité des responsables politiques modernes est d’inventer sans cesse de nouveaux dispositifs ou aides diverses. Au-delà de leur bien fondé, nous devons nous poser la question de leur financement, au moment où notre dette a atteint la somme démesurée de 1 490 milliards d’euros. Car à chaque nouvelle aide, à chaque nouveau dispositif, ce sont un impôt ou une taxe supplémentaires qui voient le jour. La grande nouveauté, le véritable changement, ce serait que la région – puisque nous parlons d’elle – fasse le choix du recentrage et de la rationalisation de ses politiques. Réfléchir, agir et dépenser pour ce qui est essentiel à la vie quotidienne des Franciliens, rien de plus, rien de moins : les transports en commun, la formation professionnelle, le développement économique, les lycées, le soutien aux collectivités dans leurs projets d’aménagement du territoire.


La région doit intervenir moins et mieux pour faire gagner plus aux Franciliens. C’est ma conviction. Cela passe par la prise de trois décisions radicales mais efficaces :
- soutenir le lancement d’une révision générale des politiques publiques : dire qui (commune, département, région,…) fait quoi (transports, solidarité) et réduire le niveau d’intervention de la région et du département
- supprimer la clause de compétences générales des collectivités pour la région et le département : ils ne pourront plus intervenir que dans des domaines précis, définis par la loi (voir le cahier blanc des 35 propositions pour changer le Val-de-Marne)
- réduire le budget des collectivités, réinvestir les économies dégagées en faveur des compétences données et utiliser l’autre partie pour réduire les impôts des Franciliens


Je veux croire que cette élection nous permettra d’engager un changement de fond qui, avec la réforme des collectivités territoriales, fera prendre à notre pays une nouvelle direction : celle de la rationalité, de la responsabilité, de la transparence.

En fait, ce que je souhaite par-dessus tout, c’est que la région Ile-de-France devienne tout simplement une collectivité irréprochable et exemplaire.


Lire aussi :

« La région doit rationaliser son action »

« 35 propositions pour contribuer à changer le Val-de-Marne et l’Ile-de-France »

« Une réforme historique »


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Etat civil ou état d’esprit ?

⊆ 18 janvier par Olivier Rioult | ˜ 6 Commentaires »

Samedi matin, je distribuais avec des jeunes de l’UMP de Vitry-sur-Seine, Caroline et Dave, des tracts présentant les propositions de Valérie Pécresse pour l’Ile-de-France au marché de Vitry.


La distribution et les discussions avec les gens se sont particulièrement bien passées. Seul point noir au tableau : dans la matinée, un homme d’une cinquantaine d’années, qui partageait des opinions différentes des nôtres, s’en ait pris verbalement à moi. A sons sens, mon âge ne me permettait pas de lui répondre et d’avoir des opinions politiques, même lorsqu’il a commencé à se répandre en insultes diverses… Etant jeune donc, mais respectueux, je me suis contenté de lui dire que son agressivité ne pouvait que décrédibiliser les opinions qu’il avait à partager. Pourtant, ses propos sur ma jeunesse et les jeunes en général, sont révélateurs d’un état d’esprit qu’il n’est sans doute pas le seul à partager.


Je ne fais pas du jeunisme un combat politique, et je suis d’ailleurs révolté contre ceux qui font de leur jeunesse le seul argument pour être regardés ou placés, contribuant ainsi à faire de la place des jeunes en politique un simple argument d’affichage électoral. Mon avis correspond exactement à celui que je porte sur la discrimination positive, la politique des quotas, et se rapproche de celui sur la parité : je suis contre tout type de choix à l’état civil. On ne juge pas quelqu’un sur la forme, mais sur le fond, sur un mélange d’envie, de dynamisme et de compétences. Un état d’esprit.


Et ce bon état d’esprit, on peut aussi bien l’avoir à 60 ans qu’à 20 ans. Je connais des jeunes qui à 20 ans s’engagent sans idées à la conquête de titres et font au final de la politique de la même manière que leurs aînés. Ils n’apporteront en conséquence rien aux autres, aux gens qu’ils seront censés représenter et défendre, qui ont pourtant une exigence d’irréprochabilité de leurs élus très poussée. A l’inverse, un jeune de 20 ans n’est pas nécessairement un ignare qui ne connaît rien de la vie. Son envie, sa volonté de faire avancer les choses, ses idées pourraient être des moteurs à l’avancement de grands projets politiques.


Pour ne pas trop m’étendre, je pense que quelles que soient les situations, dans le monde du travail, celui de la politique ou encore des associations, ceux qui décident gagneraient à prendre des risques en faisant le choix de la confiance en l’état d’esprit plutôt que celui de l’état civil.


olivier rioult marche-vitrysurseine


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Les transports : la priorité de Valérie Pécresse et son équipe

⊆ 13 janvier par Olivier Rioult | ˜ 1 Commentaire »

Cette semaine, les têtes de liste de la Majorité présidentielle du Val-de-Marne pour les élections régionales, Laurent Lafon et Marie-Carole Ciuntu, organisent chaque matin à 7h une rencontre avec les usagers, couplée d’une distribution de tracts dans les gares du RER A du département.
Ce matin, nous étions plusieurs membres de l’UMP et du Nouveau Centre à la gare RER A de Nogent-sur-Marne pour aller à la rencontre des usagers…

Les réactions des usagers
Il faut être honnête, les gens ne réservent pas toujours un accueil chaleureux aux distributeurs de tracts à l’entrée des gares. Pourtant, ce matin, en annonçant un bilan et des propositions pour améliorer le RER A et les transports en Ile-de-France, notre succès était complet puisque nous avons épuisé notre stock de tracts en seulement une demi-heure !

Les retours des personnes avec qui j’ai discuté étaient bien souvent identiques et systématiquement éloquents : « Le RER A, c’est de pire en pire ! », « Il n’est pas fameux le bilan des transports » « Y’en a marre d’être traité comme du bétail ! ». Bref, un mécontentement qui semble général…


Ce que nous proposons
Pas de longs discours puisque j’en ai déjà parlé sur ce blog : nous voulons simplement faire des transports la priorité numéro 1 des politiques régionales ; je vous laisse prendre connaissance de nos principales propositions en suivant ces liens :
La dernière interview de Valérie Pécresse dans le Parisien
Lire mes propositions pour les transports dans le Val-de-Marne
Valérie Pécresse propose notamment :
- l’engagement d’un plan d’urgence pour la qualité des transports (ponctualité, confort et sécurité, en commençant par les RER)
- utiliser le pass Navigo pour garantir la tarification la plus juste : gestion automatique des changements de zones, abonnement commençant n’importe quel jour de la semaine ou du mois
- Faire des gares des lieux de vie, en les réaménageant avec des commerces ouverts tôt le matin et tard le soir, un accès wifi et des points relais administratifs



La question à se poser pour faire le bilan de 12 ans de gestion des transports par la gauche
Puisque nous sommes encore en période de voeux, ce que je souhaite pour cette élection, c’est que les Franciliens, en particulier les habitants du Val-de-Marne votent pour juger un bilan des politiques régionales et valider un projet régional porté par des équipes compétentes. En 2004, les Franciliens s’étaient focalisés sur le débat politique national et avaient voulu sanctionner par leur vote la majorité en place. Les priorités concrètes de la Région (les transports, la formation professionnelle, le développement économique, les lycées) ont été mises aux oubliettes au détriment de notre vie quotidienne.


Pour les transports, la seule question à se poser est : est ce qu’en 12 ans, je constate au quotidien une amélioration de mes conditions de transports ? Pour ma part, la réponse est non. Alors qu’il y a quelques dizaines d’années, on construisait des lignes entières de métros et de RER, l’exécutif sortant n’a aucune réalisation en matière de transports en commun à mettre à son actif et à présenter aux Franciliens.


Pourquoi ce manque d’investissement ?
Il serait ridicule et malhonnête de dire que Jean-Paul Huchon a décidé de ne rien faire. Son principal défaut – et il est grave pour un politique -, c’est de manquer de volontarisme. Un homme politique est élu pour faire bouger les choses, pour chercher et trouver des solutions, pour préparer des projets sur le long terme. Jean-Paul Huchon agit comme un mauvais fonctionnaire, se contentant de prendre les décisions au jour le jour, en petit gestionnaire.
Il n’a simplement pas défini les transports en commun comme une priorité de l’action régionale. Les régions socialistes adoptent une posture politique pour se poser en contre-pouvoir du gouvernement. Ce qui veut dire que la Région dépense l’argent de nos impôts dans des actions qui n’ont bien souvent aucun lien avec la vie quotidienne des Franciliens et les compétences régionales de base.



Alors que le tractage se termine et que je prends la direction du quai de la gare, un bandeau jaune à l’écran affiche, comme d’habitude « le trafic est perturbé »… J’espère que les électeurs nous feront confiance pour lancer un grand plan de modernisation du RER A les 14 et 21 mars prochains !


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La famille : mon thème favori pour 2010 !

⊆ 3 janvier par Olivier Rioult | ˜ Aucun commentaire »

Traditionnellement, Noël et la fin d’année sont des moments privilégiés pour se retrouver avec ceux qu’on aime : les membres de sa famille.famille
De tout temps, la famille a gardé non seulement une place essentielle dans le cœur des gens, mais est aussi restée la cellule fondamentale au bon fonctionnement de notre société : celle qui à la fois éduque aux notions et règles élémentaires de la vie en communauté et apporte les valeurs essentielles que sont l’amour et le partage.


Ce que je souhaiterai pour 2010, c’est que le thème de la famille puisse prendre toute sa place dans le débat médiatique au travers de la définition que les partis et responsables politiques s’en font et des valeurs qu’ils lui attachent.
Je trouve dommage que le débat sur la famille se limite trop souvent à un pour ou contre l’adoption par des couples homosexuels, la description de cas de divorces, le bien-fondé de sanctions financières contre les parents dont les enfants sèchent les cours ou sont délinquants, ou encore l’explication du mode de fonctionnement des familles recomposées.

Pourquoi définir un modèle de la famille ?
Ma conviction profonde est que nous vivons dans un pays de liberté qui n’a pas vocation à imposer aux gens la manière dont ils doivent vivre mais à leur proposer ces chemins de vie, particulièrement à ceux d’entre nous qui sont les plus démunis en termes d’éducation et de socialisation.

Sans pour autant ignorer ou mésestimer les formes dérivées d’une famille, la France, compte tenu à la fois de son histoire et de son état présent, doit défendre un modèle familial.

Pourquoi ? Parce que la famille est la première cellule de socialisation, la première composante de la société française, la première éducatrice de nos enfants au « vivre ensemble ». Que l’Etat s’engage à défendre le modèle qui lui semble le mieux à même d’éduquer les bons citoyens de demain, je pense que c’est une bonne chose.


La France le fait-elle déjà ?
Oui, sur un plan légal puisque le mariage civil unit un homme et une femme ayant vocation à avoir des enfants. La France interdit aussi la polygamie. En fait, sur le papier, elle défend le modèle de la famille dite « traditionnelle » : père-mère-enfants.
Pas assez, sur un plan politique, car par la voix de élus, ce modèle est régulièrement remis en question, notamment concernant l’adoption par des couples de même sexe.


Que défendent les mouvements politiques ?
A gauche, Ségolène Royal propose une évolution du modèle en vigueur. Elle défendait le mariage et l’adoption par des couples homosexuels lors de la campagne présidentielle de 2007.
A droite, Nicolas Sarkozy s’est dit attaché au modèle familial père-mère-enfants, contre l’adoption par des couples homosexuels et a proposé le contrat d’union civile, assimilable en tout point au mariage.


Le modèle familial que je défends
« Le mariage s’impose comme la célébration de l’amour fidèle qui scelle un engagement indissoluble » : c’est une partie de la définition du mariage qu’on trouve sur un site gouvernemental.

Parce que la famille réunit l’homme et la femme, à la fois égaux, complémentaires, et exemples dans la construction de l’identité des enfants, je suis fermement attaché au modèle de la famille composée d’un père, d’une mère et d’enfants.

La famille est le socle de notre société. Une famille unie et attentive donnera les clés de la réussite à la construction de bons citoyens au travers de l’apprentissage de l’amour, du partage, de l’engagement, du respect de l’autre.
On constate qu’une grande partie des maux qui font les titres des actualités a pour origine un déficit d’équilibre familial.


Pour aller plus loin, je pense par exemple qu’un divorce est un évènement grave dans une famille, qu’il produit nécessairement des troubles dans la vie d’un couple mais surtout dans celle des enfants.
Je pense que notre société ne fait actuellement pas le nécessaire pour préparer les jeunes couples au mariage, que le divorce est trop souvent l’issue fataliste d’une société qui a fait de la consommation sa nouvelle idole à tel point qu’elle en est devenue un mode de vie nécessaire jusqu’à donner l’illusion à certains qu’on pouvait aller jusqu’à se consommer les uns les autres : je prends, j’utilise, je me lasse, je jette.


Bien sur, divorcer ne veut pas dire nécessairement échouer dans l’éducation des enfants. Volontairement, mes propos peuvent paraître violents, particulièrement pour ceux de mes aînés qui me liront et se diront que je n’ai pas l’expérience de la vie pour parler ainsi. Pourtant, à mon niveau, je ne peux que constater les ravages de « la consommation des hommes par les hommes », quantifiée par l’important nombre de divorces et symbolisée par la peur de plus en plus vive de l’engagement : ces familles éclatées, qui ne vont, non pas « fabriquer » de mauvais citoyens, mais certainement fragiliser l’équilibre de leurs enfants et quelque part remettre en question les chances d’un épanouissement idéal.

On a voulu faire passer devant l’argument économique au travers des nouveaux débats sur le PACS, le mariage, au travers de l’égalité des droits des uns et des autres.

Mais la France, ou plutôt l’Etat français a oublié l’essentiel : la famille, et donc le mariage, ce n’est pas simplement une affaire d’argent, mais bien celle du tracé de la route du bonheur, que le même Etat a le devoir de protéger pour ceux dont il a la charge.


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Quand la pensée unique continue à faire des ravages…

⊆ 23 décembre par Olivier Rioult | ˜ 3 Commentaires »

D’après Nora Berra, Secrétaire d’Etat aux Aînés, un député UMP, Pascal Clément, également ancien ministre de la Justice, aurait tenu les propos suivants en réunion du groupe UMP à l’Assemblée nationale :
« Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France ».
Cette phrase a déclenché la colère de la Ministre qui a affirmé dans les médias : « Pour moi, ce genre de propos va à l’encontre du fondement de la laïcité ».

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A ce moment, certains médias ont commenté la « micro-affaire » en choisissant des mots qui illustrent une nouvelle fois un manque d’objectivité dans la transmission de l’information, comme par exemple sur 20 minutes.fr où un article parle d’un « dérapage » de Pascal Clément.


Pourquoi la pensée unique continue à faire des ravages ?
Que cette phrase ait été prononcée ou non, on constate une fois de plus que dans notre pays, on ne peut pas exprimer librement une opinion sans automatiquement provoquer les réactions outrées des tenants de la pensée unique.
Plutôt que de débattre et de chercher à comprendre pourquoi un parlementaire, représentant du peuple, exprime cette opinion, on la met à la marge, s’en suit alors la fermeture automatique du dialogue. Rien n’est résolu : d’un côté, on aura des Français qui partagent cette vision et qui se sentiront refoulés par l’intelligentsia, et classés parmi les « extrémistes ». De l’autre, des Français de confession musulmane qui garderont à l’esprit qu’ils sont rejetés par certains de leurs élus.
Cette phrase peut paraître anodine mais elle est révélatrice d’un fonctionnement du débat en France. Démultiplier, cette méthode médiatique n’a qu’une seule issue : encourager la montée des extrêmes.
La peur de la réaction médiatique, tout comme la tournure du débat sur l’identité nationale qui se focaliserait – à mon grand regret – plus sur ce que les uns ou les autres rejettent, plutôt que sur ce qui doit rassembler tous les Français, ont certainement du pousser Pascal Clément à démentir ces propos.


Cette phrase n’a rien de choquant ou de contraire au principe de laïcité
Ce qui fait la spécificité d’un pays, c’est sa culture, ses paysages, ses traditions, aussi ses coutumes. Ce que l’on apprécie en voyageant, c’est la découverte de la différence, y compris celle liée à l’histoire religieuse d’un pays au travers de son architecture, qui appartient à son identité, même si l’Etat de ce pays est laïc.


Au Maroc ou en Tunisie, je ne me suis jamais attendu à découvrir des cathédrales mais plutôt des mosquées, tout comme au Japon des sanctuaires ou des temples bouddhistes, ou dans les pays nordiques des édifices protestants, ou encore en Russie des églises orthodoxes. En France, au-delà de leur appartenance au patrimoine d’une religion, les cathédrales ou les églises font tout simplement partie du paysage, du patrimoine, de l’architecture française et bien sûr de son histoire. Au final, il s’agit d’édifices de notre identité nationale.


François Mitterrand n’avait il pas choisi une affiche le présentant aux côté d’un village et de son église lors de sa campagne présidentielle de 1988 ? (cliquez sur la photo en haut de l’article pour voir l’affiche) La photo avec une mosquée aurait-elle le même sens ? Bien sur que non. On ne voyait pas l’église en tant qu’édifice religieux mais élément architectural du village français.


La phrase – qui pour certains est un dérapage – ne met pas à mon sens une religion en concurrence avec une autre mais fait simplement preuve d’objectivité. Retirée d’un contexte et de son explication, elle peut blesser. C’est véritablement ce que les responsables politiques doivent combattre : le silence, le non-débat qui créé des incompréhensions de part et d’autres. C’est en tout cas ce que j’aimerai pouvoir combattre.


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L’hypocrisie de Cécile Duflot

⊆ 15 décembre par Olivier Rioult | ˜ 7 Commentaires »

cecileduflotCe week-end, Cécile Duflot – la tête de liste des Verts aux élections régionales en Ile-de-France et dans le Val-de-Marne – avait convié plusieurs journalistes pour un long voyage en train de 15h jusqu’à Copenhague, au fameux sommet mondial pour l’environnement, où il fait bon pour certains politiques de s’afficher, même s’ils n’y ont aucune utilité.
En compagnie des journalistes, elle s’est vantée de ne jamais prendre l’avion lorsqu’elle pouvait prendre le train…


Mais le retour de Copenhague pour Paris, Cécile Duflot l’a fait seule et très discrètement… en avion !


Pourquoi ?


Parce qu’elle était attendue au journal de 13h du dimanche sur France 2 !


Au delà des électeurs que Cécile Duflot prend pour des idiots, je me mets à la place de ceux qui la soutiennent et qui doivent se sentir trahis. Piétiner ce que l’on présente comme ses convictions profondes simplement pour répondre à l’appel médiatique prouve l’attachement véritable et sincère qu’on leur porte. Il n’y a rien que je supporte moins que les politiques qui se vantent d’être des exemples et qui font exactement le contraire de ce qui constitue le fondement de leur engagement politique.


Le site où j’ai lu l’info


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Humeur du jour…

⊆ 5 décembre par Olivier Rioult | ˜ Aucun commentaire »

Galère quotidienne du RER…

rerbondeComme chaque matin, j’ai pris le RER A pour me rendre à mon travail et comme presque chaque matin depuis quelques jours, les mêmes problèmes poussaient péniblement mon train de station bondée en station bondée : frein de secours actionné à Nation, panne d’électricité à La Varenne, etc. Comme la plupart des voyageurs, je prends mon mal en patience.

Au moment où la voix nonchalante de la conductrice annonce qu’elle nous remercie de bien vouloir patienter, comme d’autres, j’esquisse un sourire ironique en me demandant ce que je peux bien faire d’autre à part attendre ? Vers Fontenay, un voyageur de ma rame sort sur le quai et excédé, hurle contre la conductrice et la RATP. Ce n’est bien sûr pas de sa faute, à la conductrice, mais il lui lance, tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas : « ras le bol des retards, en plus des grèves, on n’en peut plus. Marre de payer pour un service de mauvaise qualité etc. » Des gens debout à côté de moi sourient ou rient en l’écoutant. Arrivés à Chatelet, des policiers se présentent à une porte de notre rame et demandent au voyageur irrité de descendre pour discuter. L’homme, toujours emporté, essaie de se défendre en expliquant qu’il est déjà en retard mais il n’aura pas raison de leur volonté de faire respecter la loi et le calme des transports.

Bien sûr, sa réaction était exagérée et ce monsieur devait avoir bu un peu trop de café. Mais j’ai été étonné de constater la réaction si rapide de la police pour quelques jurons d’un travailleur à bout, qui finalement n’embêtait pas vraiment les voyageurs alors que plus fréquemment, on doit supporter sans que rien ne se passe les cris ou la musique de groupes d’individus totalement inciviques, qui eux sont vraiment dérangeants.
A vous de juger…



Le « contre pouvoir » des collectivités


S’il y a bien une chose que j’ai du mal à entendre, c’est ce leitmotiv de « contre-pouvoir » que la gauche en général et les socialistes en particulier ont érigé en nouveau principe de gestion de leurs collectivités territoriales. Cette notion me gêne car notre pays n’avance pas uni dans la même direction et que des politiciens, à la tête des régions ou des départements, prennent des décisions médiatiques plutôt qu’utiles pour leurs administrés, parfois en contradiction avec la loi (service minimum dans les écoles par exemple).
Pour eux, Nicolas Sarkozy est le grand méchant Goliath, au budget colossal qui n’aide que les riches. Eux, les Communistes, Verts et Socialistes sont les gentils David qui grâce à leurs pauvres régions ou leurs très pauvres départements – c’est bien connu, seul le département des Hauts-de-Seine est riche – luttent pour que les libertés du citoyen soient sauvegardées.

Il y a quelques jours, en ouvrant mon courrier, je tombe sur une lettre de Monsieur Favier, le président du Conseil général du Val-de-Marne, adhérent du Parti Communiste.
Monsieur Favier a cassé la tirelire du Conseil général du Val-de-Marne, a utilisé l’argent de nos impôts, pour nous expliquer, ou plutôt pour dénoncer, très simplement, que la réforme des collectivités territoriales préparée par l’Etat est une mauvaise réforme et qu’elle conduira à ce que le citoyen perde de nombreux droits, notamment en matière de solidarité. Catastrophe : le département risque d’être un contre pouvoir moins efficace ! Les mêmes qui dénoncent le poids de la dette, le gaspillage de l’argent public viennent nous expliquer que l’Etat se trompe en ayant la prétention de rationaliser l’action des collectivités en supprimant la clause de compétences générales (pour la région et le département) et en réduisant le nombre d’élus.

La réforme des collectivités est une chance pour le fonctionnement administratif de notre pays. Ma seule peur est que le conservatisme des élus en place dans les régions et les départements, de gauche comme de droite, n’y mettent leur veto par peur de perdre le pouvoir politique que leur confère leur collectivité. Contrairement à ce que Monsieur Favier explique, cette réforme est celle de la responsabilité et de la clarté. Malheureusement, l’action de son conseil général sera moins lisible puisqu’il ne pourra plus financer tout et n’importe quoi comme c’est le cas aujourd’hui. Mais cela l’empêchera aussi certainement de dépenser aussi fréquemment notre argent dans des campagnes de communication inutiles telle que celle qu’il vient de mener.



Dernière convention de Valérie Pécresse


Aujourd’hui, c’est la dernière convention de préparation du projet régional de Valérie Pécresse. Depuis septembre, elle aura réunie experts, élus et citoyens sur les sujets de préoccupation majeurs des Franciliens : environnement, formation, logement, puis transports. Des groupes de travail départementaux ont aussi travaillé à ce projet. En septembre, la remise de notre contribution du livre blanc des 35 propositions pour changer le Val-de-Marne a participé à l’alimentation du projet régional.

A l’issue de cette période de réflexion, je garde la conviction que la Région devra concentrer son budget et son action sur ses compétences prioritaires : les transports bien sûr, la formation (lycée et formation professionnelle), le développement économique, et l’investissement pour l’aménagement du territoire par le biais des contrats régionaux et ruraux passés avec les villes de la région.

J’ai bien sûr cherché le projet que présentait la gauche, après avoir co-géré la région pendant 12 ans. Et pour l’instant, il est inexistant. On dirait qu’ils sont seulement très satisfaits de ce qu’ils ont fait pendant 12 ans et que finalement, ils continueront à le faire. Pour eux, bizarrement, les habitants de cette région n’ont pas de problème. A mon avis, ils ne doivent plus prendre les transports en commun depuis longtemps… Encore plus bizarre, le président du groupe des Verts a pourtant dit en séance du Conseil régional il y a deux semaines que le bilan de Jean Paul Huchon pour les transports en commun n’était pas à la hauteur et qu’il y a avait moyen de faire beaucoup mieux…

Quoi qu’il en soit, le temps de la campagne approche et commencera certainement en janvier. J’ai bien conscience que cette élection régionale ne passionne pas les foules mais j’ai justement envie d’aller à la rencontre des gens pour leur expliquer ce que nous voulons faire, ce que nous voulons changer, et les inciter à aller voter. A mon sens, chaque élection est l’occasion de changer les choses, de changer les mentalités, de « mieux faire » de la politique, de réconcilier les gens avec leurs élus. Vivement l’entrée en campagne !


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Pour faire redémarrer l’ascenseur social en Ile-de-France

⊆ 27 novembre par Olivier Rioult | ˜ 2 Commentaires »

Les ateliers de travail et les débats que nous avons menés dans le Val-de-Marne en vue de notre participation au projet pour les élections régionales touchant à leur fin, le président de la Fédération UMP du Val-de-Marne, Christian Cambon, le Député-Maire de Villiers-sur-Marne, Jacques-Alain Bénisti, et le nouveau secrétaire départemental de l’UMP 94 Jean-Paul Faure-Soulet, organisaient hier soir, jeudi 26 novembre, une convention « Projet » à Villiers-sur-Marne, destinée à faire le point sur chacune des thématiques phares de la campagne : les transports, le développement économique, le logement, l’environnement et la formation. Valérie Pécresse, la chef de file de la Majorité présidentielle pour ces régionales, et David Douillet, nouveau député des Yvelines, étaient eux aussi de la partie.


Nos élus m’avaient confié l’animation de la quatrième et dernière table ronde sur la formation. Dans ce domaine, tout reste à construire. Clairement, la conception idéologique sectaire du développement économique et de la formation portée par les communistes, socialistes et Verts de la Région n’a permis qu’une gestion au jour le jour, sans tracer les contours d’un programme efficace. Pourquoi ? Parce que cette conception considère que l’entreprise n’est qu’un élément négatif, dont il faut faire abstraction dans la mise en place de leur politique. Un exemple concret : en créant un service régional de l’insertion et de la formation professionnelle, le Conseil régional a mis autour de la table tout les acteurs du secteur sauf… les entreprises.
Notre conception de la formation professionnelle, c’est celle de l’efficacité. Pour être efficace, c’est-à-dire pour faire en sorte de respecter le principe qu’une formation doit nécessairement déboucher sur un emploi, le lien entre formation et entreprise doit être restauré.


Convention-projet 94 : Table ronde formation avec O. Rioult
envoyé par Micmac502. – L’actualité du moment en vidéo.



Plus largement, notre objectif doit être de débloquer l’ascenseur social, pas seulement pour les jeunes, mais pour tous les salariés, qui doivent pouvoir bénéficier d’une formation tout au long de leur vie.
Et ce n’est pas qu’un vœu pieux. Des milliers de jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme. Quel est leur avenir ? Celui de pointer jusqu’à la fin de leur vie à l’ANPE ou de jongler entre emploi précaire ou « public assisté » ? Ces jeunes, ils ont un avenir, si on leur apprend un métier. Concrètement, le principal objectif pour la fin du prochain mandat régional sera donc le doublement du nombre d’apprentis en Ile-de-France. Aujourd’hui, nous en avons seulement 75.000 (la gauche avait promis d’atteindre les 100.000 apprentis…).


Si nous parlons de formation, nous devons aussi parler des lycées. Ils constituent une des compétences majeures du Conseil régional. Pour le Val-de-Marne, cela commence par résorber cette fracture scolaire dans notre département du Val-de-Marne, en construisant non seulement de nouveaux lycées, mais surtout les lycées du 21ème siècle, équipés en nouvelles technologies. Valérie Pécresse a proposé samedi dernier d’en faire des « lycées ouverts » : ouverts aux associations, aux jeunes pour des activités culturelles et sportives le soir, le week-end, pendant les vacances. Des lycées ouverts sur la ville, les quartiers avec des cours du soir pour les personnes illettrées, des cours de langues pour les nouveaux arrivants. Qui dit « ouverture » dit aussi « sécurité ». Ainsi, la vidéoprotection devra être renforcée à l’entrée des lycées.


Bref, une page est bien trop courte pour résumer tout ce qu’il y a à dire sur ce sujet passionnant. Mais comme je m’y étais engagé hier soir, voici un bref rappel des chiffres et des propositions dont je vous ai parlé et qui permettront de se faire une idée plus claire de ce qui a été fait, et surtout de ce qui nous reste à accomplir :


Quelques éléments de repère :
o L’Ile de France est largement devancée par les Pays de Loire et Poitou-Charentes avec 6,5% des 16-25 ans en apprentissage contre 4% en IDF.
o 4 diplômes regroupent 2/3 des apprentis: CAP (28%), BEP (13%), BTS (13%) et bac professionnel (11%). L’Exécutif tire-t-il les formations d’apprentissage vers le haut ?


Les observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes sur la politique régionale de formation professionnelle et d’apprentissage (2002-2007) :
o « Les dispositifs sont faiblement lisibles et l’organisation hétérogène des structures d’accueil, d’information et d’orientation ne facilite pas l’accès d’un jeune à l’offre de la Région »

o « La Région n’est pas en mesure de vérifier la réalité des actions de formation entreprises et ne possède aucun élément permettant de savoir si son intervention a effectivement permis de maintenir un emploi ou de favoriser une promotion ».

o « Entre 2004 et 2006, ce sont surtout les niveaux de qualification supérieurs (master, ingénieur) qui ont connu la plus forte augmentation. Or, ces niveaux de qualification ne sont pas privilégiés par la Région ».


Quelques données budgétaires pour l’année 2009:
• les crédits pour financer les actions de Validation en Acquis de l’Expérience (VAE) ont baissé de 10%
• les crédits pour la construction et les travaux dans les CFA ont diminué de 25%
• les crédits pour l’indemnité compensatrice versée aux employeurs d’apprenti-e-s (dispositif d’incitation à l’embauche d’apprenti-e-s) ont chuté de 37%


Les 2 grandes promesses non tenues de la gauche

• Créer un service régional de l’insertion et de la formation professionnelle :

La volonté de créer un service régional de la formation professionnelle a été décidée en séance plénière de juin 2008 c’est-à-dire en fin de mandat !
Ce service régional prend la forme d’une concertation entre des cercles (Décideurs, Prescripteurs, Organismes, Certificateurs…) dont aucun ne rassemble les entreprises !
En somme, il s’agit d’une usine à gaz dont la portée reste confuse et manquant d’effort de lisibilité et de visibilité pour le Francilien.


• Atteindre 100 000 apprentis d’ici à 2010 :

Aujourd’hui, on compte environ 75 000 apprentis dans les CFA.
Depuis 2004, l’Ile-de-France enregistre en moyenne chaque année 3 600 nouveaux apprentis inscrits.
La rentrée 2009-2010 devrait afficher ainsi un nombre d’apprentis équivalent à 78 600 donc bien loin des 100 000 promis.

La situation dans le Val-de-Marne


Les Centres de Formation d’Apprentissage :

Le Val-de-Marne est le département de la région le plus dépourvu en Centres de Formation d’Apprentissage avec seulement 11 CFA alors qu’il y en a 21 dans les Hauts-de-Seine !

Par ailleurs, Jean-Paul HUCHON tire l’offre de formation vers le bas dans le Val-de-Marne puisque les formations de niveau II (Licence…) et I (Master, Ingénieur…) ne représentent que 11% alors que les formations de niveau V (CAP, BEP…) représentent 45% et 24% pour les formations de niveau IV (Bac Pro…) et III (BTS, DUT…).

Cela signifie qu’un jeune valdemarnais n’a généralement pas la possibilité d’élever son niveau de formation dans les lieux de formation implantés dans le Val-de-Marne ! Où est l’égalité des chances tant défendue par Jean-Paul HUCHON ?

L’offre de formation dans le secteur de la mécanique aéronautique et spatiale et du développement durable manque cruellement dans notre département alors que nous disposons d’un vivier d’emplois avec le pôle d’Orly- Rungis et les aménagements qu’il faudrait réaliser pour améliorer le cadre de vie !


Les missions locales (16 à 25 ans) :

Le Val-de-Marne compte 10 Missions Locales et 13 antennes qui permettent aux jeunes de disposer d’un maillage plutôt satisfaisant par rapport aux autres départements de la petite couronne.

Cependant, il conviendrait de renforcer ce maillage en construisant des antennes dans les villes qui n’en disposent pas et notamment dans les villes de droite ! 1 seule Mission Locale se situe dans une ville de droite !

Mes 5 propositions


1. Construire au moins 5 nouveaux CFA – respectant les normes HQE – offrant des formations ayant en lien avec le potentiel économique du Val-de-Marne : mécanique aéronautique et spatial, formations sanitaires et sociales, développement durable …


2. Ouvrir des formations du niveau V à I, si possible dans le même CFA


3. Faire que 20% de l’offre de formation soit de niveau I et II (master, licence) : nous devons donner aux jeunes qui viennent d’avoir leur bac pro les outils nécessaires pour créer leur propre entreprise.


4. Augmenter l’offre de formation dans les métiers de la mécanique aéronautique et spatiale et du développement durable


5. Renforcer le maillage des Missions Locales et leur visibilité auprès des jeunes en recherche de formation



Merci à Marie-Eve pour la vidéo !


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Le devoir de mémoire oublié ?

⊆ 12 novembre par Olivier Rioult | ˜ Aucun commentaire »

rioult-commemoration-11 novembreCela fait partie des remarques ou tout du moins des questions que l’on peut parfois entendre dans les discussions entre les participants aux cérémonies de commémorations nationales…


A Ormesson, autour des élus et représentants d’associations d’anciens combattants, les enfants scolarisés en primaire entonnent chaque 11 novembre et 8 mai la Marseillaise et l’Ode à la Joie. Elus ou Anciens, nous ne sommes donc pas les seuls à assister aux commémorations puisque les familles des enfants les accompagnent et participent de bon cœur à la cérémonie. Mais au-delà de la « mobilisation », la sensibilisation des enfants à ces journées emblématiques de notre histoire française et européenne est une vraie réussite et contribue à transmettre l’héritage et les valeurs de notre histoire nationale, incarnée par nos grands parents ou arrières grands-parents qui ont laissé leur vie pour leur pays et en quelque sorte, ont contribué à notre liberté et notre bonheur actuel.


A Ormesson, grâce à la volonté de Guy Le Doeuff, notre maire, le devoir de mémoire est donc bien respecté car nous étions nombreux à nous recueillir ce mercredi 11 novembre au Monument aux Morts pour la France, après la messe et la marche en direction du cimetière.


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